CHEMIN NOIR - Plume et Conscience
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CHEMIN NOIR

Tu es mon miroir.
Tu reflètes dans tes yeux de bronze,
Mes peines les plus profondes
Et mes douleurs les plus sacrées.

Tu es mon reflet.
Ton sang coule dans mes veines
Comme un venin qui jamais ne s’éteint.
Je me saignerais pour en finir.

L’innocence remise aux mains du guide,
Un guide qui devait me montrer le chemin.
Tu t’es présenté et j’ai suivi
Tu ne savais pas toi-même qui tu étais.

Tu voulais sans doute le bien
Tu croyais faire de ton mieux
Dans une vie déjà taxée
Sans livre d’instruction.

Si je veux survivre
Je dois me pardonner à moi-même
De ne pas avoir su voir
Que l’enfant que j’étais ne pouvait pas savoir.

Sans m’en rendre compte
Les briques de mes fondations
S’effritaient une à une,
Jusqu’à l’écroulement.

Ce persévérant dilemme
Entre l’amour et la rage
Me consume impunément
Et ne pourra peut-être jamais se rétablir.

Je hurle intérieurement
Car je ne veux pas de ce calice.
Peut-on renier ceux qui nous ont fait voir le jour,
Quand ils ont fait de leur mieux,
Mais nous ont laissé au cœur de la nuit?

Je tremble de l’intérieur,
Comme le funambule qui traverse le mince fil de la vie
Fébrile et sacrifié
Je voudrais trouver mon chemin…

On dit qu’il n’est jamais trop tard
Mais après quarante années dans le mauvais train
La tête dans un épais brouillard,
Souffrant en silence,
La feinte d’un sourire,
On ferme le tiroir et espérant ne plus jamais le rouvrir…

 

 
Cette chanson est parfaite pour ce poème. La lettre – Lara Fabian

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