LES RAVAGES DE L'INTIMIDATION ET LES REGRETS - Plume et Conscience
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LES RAVAGES DE L’INTIMIDATION ET LES REGRETS

Ce matin, c’est du lourd!
APRÈS 43 ANS, LES RAVAGES DE L’INTIMIDATION ET LES REGRETS

Pour tous les intimidateurs conscients qui pensent que l’intimidation c’est juste une passe; un mauvais moment à passer et que ceux qui sont assez forts pour passer à travers sont maintenant à autre chose, même s’ils ont du succès, j’aimerais vous dire à quel vous être des vous êtes des IMBÉCILES, des malades mentaux et des gens dont la société n’a pas besoin.

À tous les psychologues qui pensent que leurs livres peuvent aider le monde, vous ne savez absolument rien. Ne vous demandez pas pourquoi beaucoup d’entrevous dans le métier ont de la difficulté à en vivre? C’est très simple, même si l’on ne connait supposément rien sur les études du sujet, notre coeur et notre âme savent que vous êtes des charlatans. Si vous voulez aller de l’avant avec votre métier, lâcher vos livres et faites du développement personnel.

Voilà, on va me dire que j’intimide moi-même, peut-être, mais une chose est certaine, c’est que je dis tout haut ce que bien des gens pensent tout bas. Je m’assume dans mes propos. Si vous croyez que je dis ça hors de mon chapeau, sachez que j’ai plusieurs amis psychologues. Même eux sous le couvert de l’anonymat me le disent. Je ne peux pas parler pour tous les psychologues, étant donné que je ne leur ai pas tous parlé, mais même avec 50% de marge d’erreur, je suis encore bien assumé dans mon propos.

Aujourd’hui, j’avais besoin de changer mon niveau de fréquence, je me suis mis à écouter de la musique, les écouteurs sur la tête, en train de travailler. Je ne sais combien de temps s’est écoulé, mais je me suis réveillé d’un rêve éveillé, l’envie de tout balancer par la fenêtre. Je vais vous parler ce matin des ravages de l’intimidation.

Un jour, un enfant est né avec le coeur grand et pur, comme tous les enfants. Il avait un amour maternel en apprentissage et vivait dans un rond-point où la vie peut être bonne comme mauvaise. Il avait le charisme pour se faire autant d’amis que d’ennemies. Un matin, à peine 4 ans, alors qu’il se fait intimider, mais qu’il décide d’en parler, au lieu de se faire donner la bonne marche à suivre, sa vie sera changée à jamais. Imaginer la scène, où les deux pères sont avec leurs fils et qu’ils leur expliquent de frapper pour régler ses problèmes. Et ils se battent comme des chiens à leur premier combat à mort.

Un premier morceau de cet enfant est mort cette journée-là. Peu de temps après, il déménage et change de ville. Sans ami, il fait tout pour se faire accepter par ce quartier. Ces derniers profitent de son grand coeur, par exemple jouer au ballon dans une longue côte et le faire jouer vers le bas en faisant exprès de le faire courir vers le bas pour aller chercher le ballon alors qu’il y avait une rue passante dans le bas. Pour lui, s’était le bonheur, car il avait des amis, mais personne ne l’aimait réellement.

À l’école, il est régulièrement dans le bureau du principal sans trop comprendre pourquoi. Parfois intimidé par les étudiants, parfois par le personnel. Ayant failli mourir noyé à 4 ans, il a un traumatisme avec l’eau, mais on le gronde pour ne pas vouloir aller à la piscine dans ses cours. Un jour, sans faire exprès, il voit son sac rester sur le bord de la rue par mégarde, alors que l’autobus s’en va. Punition à l’école, punition à la maison, tout le monde pense qu’il a fait exprès.

Un jour, il a été vu par un autre étudiant en train de se jouer dans le nez, et il s’est fait surnommer « crotte de nez » pendant 2 ans. À partir de ce moment, il n’a plus jamais été choisi pour jouer dans les jeux de groupe, toujours mis à l’écart. Un jour, son groupe d’ami de la rue l’invite à aller jouer un peu plus loin que d’habitude, une fois renduent dans un coin reculé, ils lui volent son jeu et lui demande de se déshabiller pour le récupérer. Il préfère se sauver et laisser son jouet. Lorsqu’il raconte son histoire, sa mère lui dit de se taire et de ne pas parler de ça, que ce n’était surement pas ce qui était arrivé. Une autre partie de cet enfant est mort.

Un jour son père achète un ordinateur et l’enfant décide de commencer à comprendre comment cela fonctionne. Avec le temps, l’ordinateur est devenu son ami. Puis, encore un déménagement, encore un intrus dans l’école. L’enfant ne veut même pas essayer de se faire des amis. Ceux de la rue rient de lui parce qu’il a un gros vélo, mais qu’il utilise les roues d’appoint, parce qu’il n’a pas pu apprendre à faire du vélo dans une côte. Lorsqu’il commence à se faire un jour un vrai ami, ce dernier déménage. Avant d’avoir eu le temps de comprendre ce coin de pays, il déménage à nouveau dans le nord, loin, très loin.

À sa nouvelle école, il n’est pas le bienvenu. Il parle d’ordinateur alors que personne ne sait ce que ça veut dire. Presque à tous les soirs, alors qu’il revient à pied de l’école, il fait 4 rues de détours parce que ceux qui ne l’aimaient pas voulaient l’intimider. Puis, sa seule stabilité se brise, ses parents divorcent. Comme il n’avait que son ordinateur comme ami, il décide de rester avec son père. De toute façon, sa mère avait décidé de se choisir pour être dans une autre famille reconstituée pleine de problèmes et de chicanes. C’est ce jour-là qu’il ait compris qu’il devait s’arranger seul. De plus en plus marginal, avec pour seul modèle, un père qui n’était pas un modèle.

Alors dans son univers, son cerveau décide de commencer son processus de protection en effaçant le plus douloureux et en le remplaçant par des trous de mémoire. Plus il grandit et essaye de faire sa place, plus le processus s’amplifie. Son côté marginal a fait qu’il n’a jamais voulu se montrer en public. Les « talent » show, les pièces de théâtre, l’improvisation, les exposés oraux, faire des amis, c’était toutes des choses à éviter. Il est encore intimidé à l’école pour être le « Geek ». Toujours s’arranger pour passer le plus de temps seul était sa mission. Au moment où l’on est seul, on ne sait pas que l’on est plusieurs dans la même situation.

Après le secondaire, alors que son père l’avait convaincu que l’école était inutile malgré ses habiletés et sa soif de faire un gros métier de recherche, il arrête tout, parce ce que te dit ton père, qui est ta seule idole à certainement raison. Un jour, l’enfant c’est rebellé et s’est rendu compte que l’ordinateur qu’il aimait tellement était la cause de sa solitude et de son problème social. Quatre tentatives de suicide plus loin, heureusement, il est encore là. Mais chacune d’elle a tué cette personne. Et de plus en plus, le cerveau efface tout.

Je pourrais en parler encore plus, mais quels sont les impacts de tout ceci? Je suis cet enfant. Je DÉTESTE les ordinateurs, pourtant, c’est la seule chose dans laquelle je suis bon.

On fait confiance aux mauvaises personnes parce qu’un jour, on veut des amis et on se fait avoir quand même. Vous pensez qu’en vieillissant ça se replace?!? Mais vous vivez sur quelle planète? Celle qui a des licornes dans les champs et de la barbe à papa à la place des fleurs?

On passe sa vie à s’en mettre trop sur les épaules, à tout faire pour se faire aimer, à faire attention pour passer pour la bonne personne et quand un jour, on n’arrive pas à gérer ses émotions que l’on n’a jamais appris à gérer, on est un monstre, un dangereux, quelqu’un qui a des problèmes!!! VOUS SAVEZ QUOI? OUI j’ai des problèmes. Ça fait plus de 5 ans que j’y travaille. Je ne cherche pas des excuses ou de la pitié. Je n’en ai jamais eu besoin et je n’en aurai jamais besoin non plus. Parce que je suis un battant.

Ce matin, comme une gifle, j’ai le coeur qui veut crier. Cette année, je vis un changement majeur et très difficile dans ma vie. Alors que j’ai toujours pensé que je ne valais rien et que je devais faire à jamais la seule chose que je déteste. Parce qu’à faire autre chose, je n’arrivais pas à donner à ma famille ce dont elle a besoin, j’ai décidé de me choisir.

J’ai quitté un emploi où j’étais abusé et j’ai décidé de faire ce que j’aspire. C’est-à-dire aider les autres. Quand j’ai mis les pieds sur une scène de conférence, j’ai tout de suite compris que c’était ce que j’ai toujours voulu faire. Ce matin, en écoutant ma musique, je me rends compte que j’ai toujours voulu être sur une scène, chanter, écrire des pièces, composer, écrire, faire rire, aider les gens, inspirer… aujourd’hui, je veux écrire, je veux parler, mais pour gagner ma vie, je dois faire un tas de choses que je n’aime pas pour mettre du beurre sur le pain. Des gens se reconnaissent?

Ce n’est pas facile de faire des changements quand il n’y a rien derrière, rien d’amassé, pas de « backup ». À 46 ans, je me sens comme si j’étais à 20 ans en train de commencer ma vie. Quand la caisse t’appelle et te dit qu’à cause de ton âge, on te change de responsable parce que tu dois planifier tes calculs de retraite! Es-tu folle? Quelle retraite? Je fais en ce moment partie de ces gens qui n’ont rien à la retraite.

Chaque journée devient lourde parce que, quoi qu’on en dise, pas d’argent, pas de bonheur. Ce n’est pas la question d’en avoir en trop, c’est d’avoir le minimum. Ma solitude, mon manque de confiance en moi a fait que je n’ai pas de contacts, je n’ai pas de « break », les banques et les investisseurs ne m’aiment pas, pourtant, j’ai eu plein d’idées millionnaires, bien avant qu’elles ne soient populaires, mais par manque d’argent et de confiance en moi, elles n’ont jamais pu se réaliser. Mon ex-femme pourrait vous en parler longuement. C’est fou qu’il y ait des gens qui ne méritent même pas que des investisseurs leur donnent des dizaines de milliers de dollars pour produire des merdes alors que gens comme moi n’arrivent à rien pourtant il aurait pu les rendre riche. Qui s’est déjà apitoyé sur ce genre de pensée?

Aujourd’hui, je suis à un autre endroit dans ma tête. Je sais ce que je peux accomplir et on va voir où ça va me mener. Je suis content de ma vie malgré sa difficulté émotionnelle. J’adore ma conjointe et mes enfants, même si par moment ils me font suer. Soyez sans crainte, j’ai beaucoup plus de bons moments que de mauvais avec eux! Je crois que les épreuves que l’on vit sont là parce que l’on peut les surmonter, mais à quel prix? Dans mon cas, j’en ressors avec des troubles d’anxiété. D’autres vivent ce sentiment?

J’aurais pu ne plus être ici, pourtant j’y suis encore. Je rencontre des gens extraordinaires tous les jours. J’apporte à ce monde tout ce que je peux donner, même souvent trop. J’ai arrêté de me comparer, j’ai arrêté d’avoir peur du jugement et je n’en veux à personne. Ce qu’il faut retenir, ce n’est pas la destination, mais le voyage! Le MOMENT PRÉSENT! Être sur son X!

Beaucoup de gens baissent les bras avant d’arriver là, et tout ça à cause de l’intimidation. L’intimidation apporte des blocages et la peur du jugement, tous ces blocages apportent des regrets et les regrets sont la dévastation laissée par l’intimidation. En plus d’avoir un cerveau qui ne va plus aussi bien qu’avant, un peu comme une sorte d’Alzheimer. Mais je peux vous dire qu’après des séances d’hypnose, je sais qu’il n’a rien oublié. Il ne fait que prendre soin de moi.

L’intimidation peut se passer n’importe où et souvent sournoisement, de nos amis, des gens qui ne nous aiment pas et même de notre famille. Certaines personnes ne le savent même pas qu’elles en font. On ne peut pas leur en vouloir, car elles ont fait du mieux qu’elles pouvaient avec les outils qu’elles avaient.

À ne plus regarder le jardin des autres, je me suis mis à faire fleurir mon propre jardin parce que j’ai focalisé dessus.

À tous les grands penseurs avec leurs grands livres, j’ai appris plus en 6 mois de développement personnel qu’avec vos 6 ans de thérapie basées sur du périmé!

On peut transformer l’échec en succès et c’est ce que je partage maintenant.
Pensez-vous avoir la bonne définition de l’échec?
Pensez-vous avoir la bonne définition du succès?
Si vous en doutez, je vous invite à venir voir mes conférences.

Changeons le monde un geste à la fois.

P.S.: Je tiens à ce que vous sachiez que j’adore ma mère. On fait ce que l’on peut selon les outils que l’on a et aussi selon l’époque. Ma mère, c’est une perle qui a toujours été là pour moi et qui encore aujourd’hui m’apporte beaucoup beaucoup beaucoup de bonheur dans mon cœur. Sans elle (sans ailes) ma mère (mon ange) et sans certains amis que je chéri plus que tout au monde, je ne serais pas ici aujourd’hui en train de vous partager ceci. VOUS N’ÊTES JAMAIS SEUL! Je sais que ça n’a pas l’air de ça quand on vit la douleur, mais c’est quand même vrai! Ouvrez les yeux et gardez l’esprit ouvert.

~ Michel T Dallaire 2017-10-09

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