Lorsque l'on chante, on prie deux fois - Plume et Conscience
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Lorsque l’on chante, on prie deux fois

J’ai pensé voler
Voler haut dans le ciel
Haut et seul
Seul et heureux
Libérer mes ailes
Depuis longtemps
cloîtrées dans cette société
dite avancées…

Quand je me réveille
à chaque jour j’essais d’ouvrir la coquille
pour voir le soleil qui est caché là dehors
Mais l’espoir est un nuage gris
qui cache notre vision derrière un écran
où les uns les autres
Les uns et les zéros défilent
en ligne comme de parfaits petits esclaves.

Hurler mais personne n’entend…
Fier ou heureux…
triste ou envieux….
Les émotions sont maintenant des symboles
Et la vie qui nous anime est suivi pas à pas
Par quelque chose qui se soucis plus
de la monnaie d’échange que de la vie
Les feuilles tombent
Par les saisons et la cupidité.

Et moi je suis là
Je vois l’évolution
Et je rêve de voler
Voler haut dans le ciel
Haut et seul
Seul et heureux
déployer mes ailes
Depuis si longtemps
cloîtrées dans cette société
dite avancées.

Je murmure la joie de vivre
J’hurle la douleur de la gloire
Mais où est la foi?
À la fois dans les mains d’une étoile
ou dans les cœurs qui se meurent
Jamais autant d’âmes rassemblées
ne se sont senties si seules.
On doit se lever,
s’éveiller, se relever
Chanter la vie
d’un chant qui nous rassemble, qui nous ressemble, qui est nous. Mais qui sommes-nous ?

Je sais que ça sonne faux.
Résiné, je lève le pouce
à des milliards qui ne cherchent plus.
À des enfants qui se demandent leur place
À qui ont fait croire que tout ira bien
Mais que l’on nourrit à coup de capelet de tais-toi
et qui nous observent
qui nous imitent à regarder les nouvelles
Des nouvelles qui teignent ce monde de bleu et de noir.
Les nouvelles couleurs de l’espoir,
Accompagnées du gris de l’arc-en-ciel soporifique.
Et moi je retiens mon souffle.

Et j’ai pensé voler
Voler haut dans le ciel
Haut et seul
Seul et heureux
Libérer mes ailes
Depuis longtemps
cloîtrées dans cette société
sur cette terre qui espère déjà
que la visite va s’en aller…
Dans quatre…
Trois…
Deux…
Il y a encore de l’espoir,
Si au moins l’on voulait plus que de changer
Et que nous passions aux gestes…
Il ne faut pas simplement vivre,
Plutôt faites Votre Vie.
Ne me retenez pas… ne me retenez plus…

xx <3

Photo by Yoann Boyer on Unsplash

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